Saint-Amarin, le 14 décembre 2016

 

 « Enquête publique relative à une demande d’autorisation de prolongation, pour une durée illimitée, du stockage souterrain en couches géologiques profondes de produits dangereux non radioactifs, dans la commune de Wittelsheim, par la Société des Mines de Potasse d’Alsace (MDPA) »

 

  

Aux Commissaires Enquêteurs,

 

Thur Ecologie et Transports, association agréée de protection de l'Environnement, exige que la totalité des déchets entreposés au fond de la mine Joseph Else à Wittelsheim soient remontés au jour.

 

Notre exigence est fondée sur les faits que :

 

 1)      La réversibilité est partie intégrante des promesses données, à l'origine, pour rendre le projet acceptable.

 

2)      Tous les pseudos experts qui sont intervenus sur ce dossier se sont trompés dans leurs prévisions concernant la sûreté de la mine.

 

Nous ne rappellerons que la plus cruelle : « …L'impossibilité d'un incendie… » qui, à elle seule, démontre l'incapacité indéniable de ces experts bonimenteurs.

 

Bien entendu, dans notre belle pseudo-démocratie, aucun d’eux, experts avérés en nullité, n'a fait l'objet de la moindre poursuite, encore moins d’une condamnation. Peut-être ont-ils même bénéficié d'une promotion ou ont été décorés d’une breloque d'honneur pour services rendus aux pollueurs !

 

Les mêmes remarques peuvent être faites au sujet de la promesse du confinement au fond de la mine qui ne générerait aucune pollution de la plus grande nappe phréatique d'Europe durant 10, 20, 70, 100, 1 000 ou 10 000 ans, autant dire une expertise « au doigt mouillé », qui chemine au gré du vent !

 

En effet, une tierce expertise ne s'y est pas trompée puisqu'elle commence à envisager timidement que cela tiendra au mieux 20 ans, tout en croisant les doigts pour que l'on arrive seulement à mettre en place ces fameux bouchons avant l'ennoyage définitif de la mine.

 

Ainsi, Stocamine servira, une fois de plus, de terrain d'expérimentation à des experts, autant de « Docteurs Folamour » ; sur la base de calculs foireux et d'expériences en laboratoire, ils prônent le confinement mais qui, appliqué sur le terrain en grandeur nature, se révèlera au mieux inefficace, au pire, dangereux dans un futur proche. En effet, les déchets confinés ne manqueront pas de produire des gaz dangereux et explosifs.

 

Dans le cas où le confinement serait retenu, le plus grave serait la pollution délibérée à court, moyen ou long terme de la nappe phréatique utile à près de 70 millions d'habitants tirant leurs ressources de celle-ci.

 

Cela est d'autant plus déraisonnable que l'Agence de Bassin Rhin-Meuse vient de lancer un message d'alerte (voir PJ) sur nos ressources en eau à cause du changement climatique.

 

-          Une certitude peut rassurer nos décideurs : ceux qui seront appelés à payer les pots cassés et seront privés de cette ressource vitale qu’est l’eau potable ne sont pour la plupart pas encore nés et ne peuvent donc pas manifester leur désaccord aujourd’hui !

 

-          Une évidence : ceux qui commettent ou couvrent ces faits par leur lâcheté, qu'ils soient ministres ou experts, ne seront plus de ce monde et ne pourront être jugés pour leurs actes.

 

M. Marco BUSER, le seul expert à avoir expérience et compétence, reconnu au niveau européen, avec une mise en pratique, se proposait de sortir l’ensemble des déchets pour un coût estimé à 60 millions d’euros, quand Monsieur Rollet et Consorts donne une fourchette de 80 à 400 millions d’euros pour la même opération. Pourquoi pas 1 milliard d’€ !?

 

Bien entendu, cette proposition a été rejetée… Pourquoi la refusez-vous obstinément ?

 

Tout le monde -ou presque-, l’a compris : cette solution est irrecevable car il est hors de question pour les si brillants ingénieurs du « Corps des Mines » de prendre une leçon de la part d’un Suisse !

 

 

Pour Thur Ecologie & Transports,

 

Le confinement doit être traité pour ce qu'il est : un crime délibéré contre les générations futures, fait en toute connaissance de cause, un écocide en puissance.

 

Nous nous interrogeons également sur la question de savoir si l’acharnement mis à privilégier l’enfouissement ne cache pas un fait INAVOUABLE : des déchets interdits de stockage auraient été enfouis au fond.

 

N'y aurait-il pas là – à côté de la défense de l'infaillibilité du "Corps des Mines" et les préoccupations économiques – la raison principale de l’obstination des décideurs de ne pas sortir l’intégralité de ces fûts ?? Parce qu'avant de les sortir, il faut connaître leur contenu exact.  Et pour fournir une réponse à cette question il faudrait que décideurs et enquêteurs aient le courage et la rigueur d'une transparence totale. L'exact contraire de ce qu'on observe depuis des années.

 

 

En conclusion : Thur Ecologie & Transports est sans illusion :

 

 

-          Cette pseudo-enquête nous apparaît comme une vaste mascarade servant à habiller la future décision d'un vernis de consultation démocratique.

 

-          Notre contribution, tout comme celles déposées par l’ensemble des citoyens, ne serviront strictement à rien si même une enquête complémentaire sur le vrai contenu de tous les fûts n'est pas conduite en toute transparence.

 

-          A l’issue de cette DUP, les commissaires enquêteurs émettront un avis, positif ou négatif, « mi-chèvre, mi-chou », qui laissera les mains libres aux décideurs. En tout état de cause, ils s’emploieront à faire pencher la décision dans le sens des intérêts des commanditaires.

 

-          Et, pour finir, si une mobilisation forte n'intervient pas d'ici là, le Préfet donnera son accord à l'enfouissement définitif. M. Rollet l'attend depuis longtemps et a d'ailleurs tout mis en oeuvre pour arriver à cette solution définitive.

 

Si tel est le scénario, on aura assisté, une fois de plus, à une parodie de consultation dont la  démocratie, ou ce qu'il en reste, ne sortira pas grandie. Mais il est vrai que cela fait un bail qu’elle est méthodiquement sapée.

 

 

Pour TET, Daniel WALTER, Président

 

 

Copie de cette contribution transmise à :

 

-          Madame Ségolène ROYAL, Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’écologie,

 

-          Aux journaux de la Région Grand Est : Les Dernières Nouvelles d’Alsace, L’Alsace, L’Est Républicain, le Journal de la Haute-Marne, le Républicain Lorrain, Vosges Matin,

 

-          Reporterre, le quotidien de l’écologie,          https://reporterre.net

 

-          Planète sans Visa,      http://fabrice-nicolino.com

 

-          L’AlterPresse68 - Mulhouse

 

-          La Revue « La Feuille de Chou » - Strasbourg

 

-          La Revue « Pour l’Emancipation Sociale » - Lure

 

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DNA 7.12.2016

 

Environnement - Agence de l’eau -

 

Metz /  L’eau sous menace climatique

 

Jeudi dernier à Metz, la réunion du comité de bassin Rhin-Meuse a entériné le plan d’adaptation au réchauffement global de l’agence de l’eau. Mise en œuvre prévue en juin 2018.

 

La Moselle en amont de Nancy : dans un avenir proche, le débit d’étiage estival sera plus sévère et dans la durée.

 

                 Anticiper pour ne pas subir l’influence du réchauffement sur la ressource en eau dans le Grand Est, c’est maintenant. Surtout quand on apprend que la température a augmenté de 1,4 °C sous notre latitude entre 1900 et 2015. Un constat évoqué par Serge Planton, invité par le comité de bassin Rhin-Meuse pour présenter les scénarios qui nous attendent d’ici la fin du siècle.

 

Voyageur très actif embarqué dans le train du climat qui a sillonné l’Hexagone avant la COP 21 en novembre 2015, le climatologue de Météo France a dressé un exposé limpide aux conclusions différentes selon la trajectoire que prendra l’évolution du thermomètre en fonction du cumul des rejets de gaz à effet de serre.

 

En résumé, si rien n’est fait, le scénario du pire envisage un réchauffement de l’ordre de 3 à 5,4 °C à l’horizon 2100, mais si l’accord de Paris est appliqué, une stabilité à 2 °C est possible sous réserve que les émissions mondiales de GES soient quasi nulles à partir de 2050. Bref, le temps presse d’autant que les retombées du phénomène se manifestent déjà : illustration avec le printemps dernier particulièrement arrosé, suivi d’un épisode de sécheresse. Une double peine durement ressentie, entre autres, par les agriculteurs. À 2 °C, le Grand Est sera marqué par une pluviométrie plus abondante, « mais aussi un débit d’étiage estival des rivières beaucoup plus sévère dans sa durée », précise le spécialiste.

 

« Il faut privilégier une bio-économie »

 

Qu’il s’agisse de l’alimentation des agglomérations, des besoins pour l’irrigation ou de l’importance des fleuves comme le Rhin ou la Meuse pour refroidir les centrales nucléaires de Fessenheim ou Chooz dans les Ardennes, ces quelques exemples d’usage de l’eau traduisent déjà sa vulnérabilité. EDF l’a modélisé : le manque d’eau pourrait diminuer de 10 % sa capacité nationale de production d’électricité.

 

Même motif d’inquiétude dans le monde rural, secteur climato-sensible : « Il faut privilégier une bio-économie, une multifonctionnalité des sols, appliquer une vision pluriannuelle de l’agriculture, craquer le système actuel ! », martèle le Champenois Maximin Charpentier, vice-président de la Chambre régionale d’agriculture du Grand Est. Lancé jeudi, en partenariat étroit avec la Région, le plan spécifique d’adaptation au changement climatique de l’agence de l’eau Rhin-Meuse devra répondre à toutes ces questions. Pour muscler sa partition, il va s’appuyer sur un groupe de travail chargé de proposer les mesures les plus pertinentes afin de limiter les impacts sur la ressource. Pas simple ; mais motivant.

 

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CONFÉRENCE SUR

LE CANCER

avec le Dr SCHWARTZ

Au CAP de Saint Amarin

 

La vidéo de la conférence est disponible sous l'adresse :

 

https://viméo.com/206601189

 

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Un article du Site REPORTERRE:

En Alsace, la plus grande nappe phréatique d’Europe est menacée par les « déchets ultimes » de Stocamine

 

Dans le Haut-Rhin, 500 mètres sous terre, les galeries s’effondrent lentement sur les 44.000 tonnes de déchets hautement toxiques du centre de stockage Stocamine. Les habitants se mobilisent pour que ces rebuts soient extraits avant qu’ils ne contaminent la plus grande nappe phréatique d’Europe. Mais la préfecture pourrait prochainement autoriser leur ensevelissement définitif.

 

A LIRE SUR REPORTERRE du 13 mars 2017.

 

En Marque-page :   En Alsace, la plus grande nappe phréatique d’Europe est menacée par les « déchets ultimes » de Stocamine

 

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Voir aussi en rubrique "Ecologie et Santé", l'article suivant:

 

> STOCAMINE: La déclaration de l'association aux commissaires enquêteurs contre l'enfouissement des déchets et les effets prévisibles sur la nappe phréatique

 

> dans la même logique pour la protection de l'eau: la décision du comité de Bassin Rhin-Meuse: anticiper pour ne pas subir l'influence climatique (DNA du 7/12/2016)