Des bénéfices en pleine santé !

 

Article paru dans Pour l’émancipation sociale

n°38, octobre 17

 

La santé est un sujet éminemment politique, sa gestion désastreuse mérite d’être questionné au-delà des revues spécialisées. D’autant plus si l’objet du propos est peu autorisé à y paraître et encore moins d’en faire la une. Idem au sein des mainstreams.

Pour rappeler que la politique de la santé, notamment en France, doit résonner sonnante et trébuchante, et que l’Etat est le garant des lobbys de l’industrie pharmaceutique, avec la complicité – essentielle - de l’Ordre des pharmaciens et de celui des médecins. Affirmons même d’une réciprocité « solidaire » entre les quatre composantes – au grand dam de la CPAM, mais non pas des mutuelles privées.

Il est donc essentiel de se préoccuper de cette question, maintenant que le projet de réforme de la sécu est sur le billard… Et que, la baisse des revenus des ménages, conjuguée à la dette du pays, doit inciter à dénoncer l’Etat ; de ses errements en faveur du lobbying, pendant que l’ensemble de la population est sommé de « soigner » les intérêts de la médecine du fric, sans broncher. Afin d’éclairer sur cette pathologie étatique, nous explorerons la cas du cancer, du vaccin et de l’industrie pharmaceutique.

 

Une déficience métabolique

 

En 1924, le biochimiste allemand, Otto Warburg (prix Nobel de médecine) écrivait déjà : « Le cancer, comme toutes les maladies, a d’innombrables causes secondaires, mais il n’y a qu’une cause primaire : le remplacement de la respiration de l’oxygène dans les cellules normales de l’organisme par la fermentation du sucre ».

Pourtant, la médecine ne tiendra pas compte de cette découverte, à savoir, comment ré-oxygéner ces cellules. Les cancérologues de l’époque favoriseront le traitement du cancer par la radiothérapie - inaugurée dès 1896. En effet, même si les rayons ne supprimaient pas totalement la tumeur, ils en ralentissaient son développement. Aussi, la recherche se poursuivait pour une amélioration de la radiothérapie, afin de détruire les cellules infectées. Mais, de nouvelles s’infectaient…

Au cours des années 39-45, deux pharmacologistes étatsuniens découvraient, lors d’autopsies de soldats exposés au gaz moutarde, une importante régression du système lymphatique, ainsi qu’une baisse des globules sanguins, causant notamment une dépression immunitaire. Ils supposèrent que l’action mesurée d’un produit similaire à cet agent soufré pouvait causer une régression de tumeurs lymphatiques. Passons sur les détails complexes, les premiers traitements de chimiothérapie sur des patients démarrèrent en 1958. Depuis, la chimio s’est énormément développée, malheureusement pas au point d’éteindre définitivement les diverses tumeurs. Mais le propre de la chimie n’est-il pas principalement d’agir sur le mal et non sur ses causes. De plus, le bombardement de la radiothérapie relayant une chimiothérapie intensive, tue les cellules cancéreuses, mais également les cellules de défense immunitaires et provoque l’apparition de clones tumoraux, ceux-ci résistant aux traitements, finiront par emporter le malade.

Or, des médecins chercheurs œuvrent depuis des décennies pour combattre autrement les cancers (les cancers et non le cancer, le terme est faussement généraliste). Les travaux sont de longue haleine, mais également périlleux pour la profession, car le dogmatisme domine la cancérologie depuis plus d’un demi-siècle. Le docteur Laurent Schwartz, cancérologue et radiothérapeute de l’AP-HP (1) a travaillé plus de vingt ans à l’Ecole Polytechnique, épaulé d’une équipe de chercheurs ; il œuvre aux traitements novateurs et non toxiques du cancer (2). Rayons X et chimio, s’ils ont permis de vaincre certains cancers, pour autant leur victoire demeure partielle : pour les cancers les plus fréquents, ils restent inefficaces.

La fausse piste, qui consistait à tuer les cellules infectées, a trop longtemps égaré la médecine, l’industrie pharmaceutique, les Etats, les patients… Elle a surtout ouvert la voie à tous les excès. En 50 ans, des centaines de milliards$ ont été engloutis dans la recherche anti-cancer ; une vraie quête du Graal. Pourtant, on meurt presque autant de cette affection aujourd’hui qu’à l’époque (moins 13 % entre 1960 & 2010). Tout le monde (ou presque) s’est perdu en route ! Or, qui oserait prétendre que la chimio fait plus de mal que de bien ? Il conviendrait cependant de reconnaître l’impuissance collective à vaincre une souffrance aussi vieille que l’humanité, pour la simple raison, incompréhensible, que le cancer ne serait qu’une maladie de la digestion cellulaire, donc métabolique, et non une infection immunitaire comme le prétendent aujourd’hui d’autres chercheurs, dont le  nouveau traitement médicamenteux grimpe à 100 000 €.

 

Le profit, ou la métastase des patients

 

En 1996, un premier livre Métastases (ed. Hachette) et un article de presse du Dr Schwartz aboutissent à son limogeage de l’AP-HP ; il suivait pour ses patients un protocole par un traitement métabolique ; il était alors en-deçà de ses avancées actuelles. Mais le DG de l’hosto avait également expulsé du service des soins les patients de Schwartz (sic). Parti quelques années aux Etats-Unis, où il poursuivait ses recherches, le toubib a pu revenir travailler en région parisienne. Il explicite dans son livre que si le cancer tue, il se porte plutôt bien : il nourrit tout un secteur économique. Le marché du cancer (médicaments, traitements, équipements, personnel médical, centres spécialisés, activités dérivées du cancer) double tous les cinq ans. Selon l’IMS Health (société d’études spécialisée dans la pharmacie et la cancérologie), le cancer est le premier marché du médicament dans le monde.

 

Officiellement, aucune institution publique ne fait, ou ne donne, des statistiques chiffrées sur cette pathologie : quel type de cancer tue davantage qu’un autre, femmes & hommes, jeunes ou vieux, sur quel territoire, de telle à telle année, ou en fonction d’une profession… Bref, il n’existe aucun tableau global de l’épidémie (virus et bactéries cancéreuses sont aussi une réalité), pourquoi le cancer du colon fait des ravages aux Etats-Unis, et, est quasi inexistant au Japon, etc. Schwartz s’était donc mis en quête de trouver des statisticiens : deux d’entre eux lui ont permis de faire des tableaux chiffrés. La raison en est simple, chaque type de cancer suit un protocole précis, en fonction du/de la patient-e, son âge, etc. Les données chiffrées proviennent pour l’essentiel du CIRC (3), dont la mission sert les Etats à définir les agents cancérigènes et à établir des normes. Malheureusement, cette mine d’informations n’intéresse personne d’autre.

En parallèle, il existe des milliers de revues scientifiques dont la mission est le partage de l’information médicale. Schwartz y a publié des dizaines d’articles, tentant en particulier de convaincre le comité de lecture. Mais ces revues ad-hoc vivent de l’industrie pharmaceutique, tout comme les quotidiens vivent de la pub, tout comme encore, les scandales de l’Oréal ou LVMH sont passés sous silence dans la presse féminine. De facto, le praticien n’a jamais pu publier d’article mettant en cause le bilan de la cancérologie « moderne ». De plus, pour publier un article, son auteur doit débourser 2 000 € pour « frais d’impression ».

Au Etats-Unis, le National Cancer Institute a injecté entre 1960 & 2010 plus de 100 Mds/$ ; pour qui, pour quoi ? Selon le CIRC, 8 millions de personnes meurent chaque année du cancer dans le monde (mais les données dans de nombreux pays doivent être sous-évaluées). C’est dans les pays à faibles ressources que le taux de décès est le plus élevé ; le cancer est aussi une pathologie de la pauvreté et de la promiscuité (familles très nombreuses vivant dans de petits logis, carence d’hygiène environnementale, bidonville…).

 

Conscients que le cancer nourrit l’économie, les institutions et ceux qui gouvernent n’ont pas le courage d’accepter la vérité. Craindraient-ils d’ouvrir la boîte de Pandore ? Comme dans tous les domaines de la société, il est très difficile d’accepter comme « vrai » un fait, une information, à partir du moment où ceux-ci remettent en question des convictions ou des croyances. Aussitôt, est rejeté ce qui dérange ; l’assurance d’une « vérité » rassure, autorisant une non-remise en question, dangereuse pour les certitudes. Ainsi, la part de responsabilité incombe aux médias, aux institutions (Agence européenne des médicaments, Agence nationale de sécurité du médicament, la CPAM, les médecins « sous emprise », etc.) Enfin, à l’instar de la division sociale du travail et des comportements sociaux qui en résultent, les associations de malades sont absentes lors des débats sur les thérapies anti-cancer.

Dr Schwartz : un farfelu, un illuminé ? Son ouvrage (2) est préfacé par le professeur Luc Montagnier (prix Nobel de médecine) ; il est également et notamment soutenu par le président de l’université d’Harvard. Ces deux éminences seraient-elles aussi des « timbrés » ?! Le bouquin, simple à lire, est adressé à tous et à toutes : citoyens lambda, médecins, responsables institutionnels…

 

Le bizness des vaccins

 

En janvier 2016, Marisol Touraine – Ministre de la santé – ouvrait le débat sur la vaccination obligatoire. Son dessein était clair : faire accepter ultérieurement par l’opinion publique le projet d’imposer 11 vaccins aux tout-petits, et alors que la défiance aux vaccins est aujourd’hui un sujet de société majeur.

Aux origines de cette défiance, notamment, le vaccin contre l’hépatite B dans les années 1990 – à l’origine de nombreuses scléroses en plaque - et la « pandémie » de la grippe A (H1N1) en 2009. Là, ce vaccin fut la poule aux d’œufs d’or pour le labo fabricant, pour une pandémie qui n’en portait que le nom et alors que les 54 millions de doses sont pour la plupart restées au placard. Or cette défiance ne touche pas que la population dans sa globalité, mais aussi des professionnels de la santé, toujours plus nombreux.

Depuis près de deux ans donc, pro et anti-vaccins débattent à couteaux tirés. Nul besoin de préciser que les mass-médias penchent majoritairement pour les positions institutionnelles, ne laissant s’exprimer que parcimonieusement des sommités, critiques. Mais ces derniers peuvent se satisfaire d’internet, où leurs expressions sont sans interdit et permettent enfin aux internautes d’approfondir leur opinion en la matière. Par ailleurs, des associations pour la médecine naturelle ont également fleuri sur la toile.

 

Pour l’heure, « seuls » trois vaccins sont obligatoires, dès deux mois après la naissance. Ce qui devrait laisser perplexes de jeunes parents, car à presque tous les coups, lorsqu’un nourrisson est vacciné avant ses 6 mois, en hiver ou en période humide, il sera souffrant suite à l’affaiblissement (certes temporaire) de son immunité causé par le vaccin. Il serait plus prudent et moins risqué de vacciner plutôt entre 12 et 24 mois. Le DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite) est aujourd’hui le seul trivalent obligatoire. Or ce DTP est introuvable sur le marché français depuis 2008. Sanofi, qui avait racheté le Laboratoire Pasteur cette année là, a retiré volontairement le médoc prétextant d’une difficulté de temps pour sa fabrication et d’une fiabilité douteuse, pour le remplacer par un cocktail de 6 vaccins, un exavalent (4). Du coup, on injecte aux bambins un vrai faux DTP, en contournant la loi et avec l’assentiment des ministres successifs. De plus, la version du labo Pasteur ne comportait pas comme adjuvent l’hydroxyde d’aluminium, un composant largement dénoncé, comme c’est le cas avec l’hexavalent de Sanofi-Pasteur, qui de plus coûte sept fois plus cher que le DTP.

 

La ministre de la santé actuelle, Agnès Buzyn, a annoncé rendre obligatoire 11 vaccins (5) à partir du 1er janvier prochain ! Le Parlement avalisera… Et cela alors que les opposants sont de plus en plus nombreux.  Mais n’est-ce pas le propre de l’obligation d’éviter une prise de conscience ?

Ce qui est à l’opposé du Haut conseil de la santé publique (HCSP). Celui-ci avait publié sur son site en septembre 2014 (6) que seules dans l’UE, la France et l’Italie imposent encore des vaccinations obligatoires, sans que la couverture vaccinale y soit d’ailleurs meilleure que celle des pays sans obligation. Le Haut Conseil considère que le débat doit être approfondi, et que des lieux de vaccination soient ouverts… mais précise qu’une non-obligation n’est pas forcément facultative : comprendra qui pourra. Deux axes sont débattus : primo, le risque d’effets secondaires ; secundo, l’obligation.

Pour le Professeur Romain Guerardi, notamment directeur à l’INSERM : « Les expériences sur les modèles animaux montrent que les nanoparticules bio-persistantes (…) rejoignent la circulation sanguine pour atteindre progressivement le cerveau, où elles s’y logeront définitivement ». Alors que fabriquer des vaccins sans aluminium est largement possible. Le Dr Guerardi a aujourd’hui des soucis avec l’Ordre des médecins.

Selon le Professeur Henri Joyeux (cancérologue), suite à ses critiques contre l’hexavalent à tout prix, il a été radié de l’Ordre des médecins en décembre 2017. Il rappelle les dangers de l’aluminium et du formaldéhyde pour les adultes, très dangereux pour les nourrissons. Préoccupé, il a mis en une pétition en ligne, elle aurait été signée par un million d’internautes.

Ces deux toubibs ne sont pas contre les vaccins, mais contre certains de leurs composants et contre l’obligation, considérant qu’un enseignement de la population est plus bénéfique pour la médecine qu’une « sécurité » imposée.

 

L’endémie lobbyiste

 

Ainsi, le débat sur l’obligation vaccinale ou non, qui a fait couler beaucoup d’encre et a démontré le peu d’engouement des citoyen-ne-s quant à son imposition, sera méprisé. La précipitation ministérielle de rendre obligatoire les 11 vaccins d’ici peu aurait deux raisons : la course marathonienne aux réformes voulues par Macron, et la course face au Conseil d’Etat. Celui-ci a en effet été saisi par une association  Médecines naturelles. En conséquence, la haute juridiction a enjoint la ministre, le 8 août 2017, à prendre des mesures pour rendre disponible le DTP. Aussi, plutôt que de trouver un labo capable de produire ce trivalent, ou de suspendre l’obligation, dans les faits, Mme la ministre est solidaire de Sanofi-Pasteur, du tout lobbying et de M. Touraine (l’ex-ministre) qui avait déjà pondu une loi pour imposer ces 11 vaccins (aussi, tant qu’à faire…). Si pour Sanofi, prétendant devoir prendre dix ans pour produire le DTP, quelques mois suffiront pour produire les 11 ?! Décidément, le malaise politique serait-il génétique ?!

Alors que 41 % des sondés sont contre l’obligation, rappelons que « la vaccination est un acte médical, qui contrairement aux affirmations des autorités de santé, n’est pas anodin. Comme pour tout acte médical, elle requiert le consentement libre et éclairé de chaque patient (…) et avec l’accès à une information bénéfice/risque (…), conformément à la Loi Kouchner de mars 2002. »

Par ailleurs, les vaccins sont insuffisamment évalués : pas d’études de pharmacocinétique, ni d’études de cancérogenèse, de gènotoxicité ou de mutagenèse, pas de vrai placebo (pour les comparaisons), ni d’analyse sérieuse pour des vaccins combinés.

Même la loi oblige à ne pas obliger : avec les articles du code civil : 16-1 « le corps humain est inviolable », 16-3 «  il ne peut être porté atteinte à l'intégrité du corps humain qu'en cas de nécessité médicale pour la personne. Le consentement de l'intéressé doit être recueilli préalablement » et 16-4 « nul ne peut porter atteinte à l'intégrité de l'espèce humaine » ; avec la convention d'Oviedo du 04/04/1997 sur les droits de l'Homme et la biomédecine : « L'intérêt et le bien de l'être humain doivent prévaloir sur le seul intérêt de la société ou de la science. » ; avec la jurisprudence de la Convention européenne des droits de l'Homme (CEDH), décision Salvetti du 09/07/2002 : « En tant que traitement médical non volontaire, la vaccination obligatoire constitue une ingérence dans le droit au respect de la vie privée, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ».

 
 

Rappelons, ou apprenons, que dans l’Hexagone, 15 à 20 000 décès par an sont la conséquence des suites du mauvais usage, du mauvais dosage ou du mélange de produits pharmaceutiques inappropriés. Que 200 milliards/€ sont dépensés chaque année en médocs. Que 48 000 personnes meurent tous les ans de la pollution ! En balance, quelques rares morts en cas de tétanos, quelques cas de coqueluche, 8 cas de rougeole en 10 ans (dixit la ministre en personne) et la diphtérie a disparu. Enfin, entre décembre et janvier dernier, treize personnes sont mortes de la grippe dans une maison de retraite à Lyon, Six d’entre elles étaient vaccinées. Cherchez l’erreur…

Quant à la ministre Buzyn, elle a siégé au CA de deux labo-pharma. La France, un pays de malades !

 

Big-pharma

 

Voilà quelques décennies, on se satisfaisait fort bien de la médecine médicamenteuse, après des siècles d’une hygiène méconnue, d’endémies « mystérieuses », les découvertes en soins et en nouveaux médicaments firent flores. Grâce aux nombreuses découvertes tant du corps dans son environnement, que de la chimie et à sa reproduction utilitaire au sein d’une industrie exponentielle, les populations ont bénéficié des avancées en médecine allopathique (médecine institutionnelle). Mais voilà, ces mêmes populations, ou du moins une frange curieuse et critique, s’est détournée d’un positivisme dépassé par son orgueil et sa soif de profit, par une industrie de la chimie et de la pharmacie qui, involontairement dévoilèrent leurs coulisses bien moins vertueuses.

Mais il reste la frange la plus importante de la population, la plus crédule, celle qui croit en son praticien, en son laboratoire et à ses ministres, considérant qu’elle na pas vraiment le choix et que lorsque le malaise apparaît, demande rapidement à être soignée, de préférence avec un ou des médicaments – quoi de plus normal. Le doc, c’est un peu comme le bon dieu, il peut tout – ou presque – il peut donc prodiguer les soins réclamés.

Justement, aujourd’hui et à mesure que passe le temps, généralistes & spécialistes, tiennent plus de savoir en technicité qu’en leurs patients. Ils écoutent plus l’expert en médicament que le corps de leur malade, en général, inconsciemment, mais au profit de l’industrie pharmaceutique et de ses lobbyistes. Cette industrie grâce au lobbying – le bien nommé Big-pharma - qu’elle a admirablement développé, lui a permis d’être dans les premiers rangs des branches mondiales d’activité. Après les milliers de milliards que génèrent les industries du pétrole, de la banque, de l’armement, de l’agro-alimentaire, du trafic de drogue, la pharmacie est en bonne place. Selon le célèbre Professeur Even (8), 80 % des médicaments ne servent à rien ! Le doc cite aussi l’ONU : « L’industrie pharmaceutique corruptrice s’est infiltrée dans toutes les instances décisionnaires, parlementaires, gouvernementales, administratives, universitaires, hospitalières, médicales et médiatrices. Elle est aujourd’hui hors de tout contrôle ». L’industrie génère 600 Mds/$ par an.  Sanofi est plus gros que Coca-Cola et autant que Nestlé. Pfizer représente trois fois Boeing et sept fois EADS. Servier (le Médiator) « petit » laboratoire (30° mondial) est quasi aussi puissant qu’Aréva.

 

Dr Knock

 

De l’étude des organes, la recherche médicale est passée courant 1985-90 à l’étude des cellules, des molécules et des gènes. De 30 organes, on est passé à des milliers de molécules à étudier. En parallèle, le passage d’un capitalisme plutôt keynésien au néolibéralisme se traduisit par la financiarisation et la rentabilité du marché de la santé. La « loi » de la finance ne fait pas exception au motif sanitaire et les « investisseurs » sont très bien accueillis dans les labos. Ainsi, la recherche coûte fort cher ; la manière la plus simple de rentabiliser une machine à produire du profit sera d’inventer des maladies et donc des malades – voir ou revoir l’excellent Dr Knock, comédie de Jules Romain avec Louis Jouvet.

Sur les 600 Mds, la moitié provient des pseudo-maladies, des pré-états (pré-diabète, pré-cancer, etc.). L’hypertension est devenue un soi-disant danger à partir de 13 et non de 16 ou 17 comme auparavant ; à partir de 13, on « soigne » 5 fois plus. Idem pour le diabète : jadis, il était un problème lorsque le taux dépassait 1,40 g/l. Maintenant on le traite déjà à 1,25, avec conseil de traiter à 1,10, voire 1,01. Conclusion : quatre fois plus de malades. La dépression a été inventée en 1950, aujourd’hui 15 millions de patients bouffent des antidépresseurs. Et les syndromes, comme l’hyperactivité : encore une nouvelle maladie. Il y a un demi-siècle, on recensait 50 maladies psy, actuellement on en compte 500 (sic).

 

Toujours selon Dr Even, l’industrie de la santé finance tous les congrès médicaux dans le monde. Traduction : transporter par charters des milliers de toubibs pour aller écouter des conférenciers à sa solde. Scientifiquement, ils ne servent à pas grand-chose, mais sur le plan marketing, ils sont primordiaux. Ces conférenciers sont, aux USA, payées entre 3 000 et 90 000 $ par intervention.

L’industrie est également propriétaire directe ou indirecte de tous les journaux médicaux de la planète. Aucune revue ne peut survivre sans big-pharma. Pour qu’un praticien soit abonné, le tarif ne doit pas dépasser les 300 € par an, au risque qu’il ne s’abonne pas. Ainsi, big-pharma finance l’essentiel d’une revue très chère à sa production (franco, imprimerie, papier de haute qualité, personnel, etc), et impose avec sa pub, ses articles. Du coup, les résultats négatifs sur la recherche ou sur des études cliniques, ne sont jamais publiés, ou sinon positivés. De facto, une revue spécialisée, publiant des articles - on ne peut plus sérieux – dont la teneur pourra de suite être pratiquée, sont souvent falsifiés et tronqués.

Les congrès, les séminaires, les journaux, et en bout de course les « visiteurs médicaux », qui vont dans le cabinet des docteurs s’assurer qu’ils ont bien compris. Même les ordonnances sont produites automatiquement sur ordinateur par les labo (…). L’industrie tient la plume du prescripteur. « On ne rigole pas ! ».

 

Evidemment, seule, l’industrie pharmaceutique ne vaut rien, ou si peu s’il n’y avait des opportunistes – et, comme partout, les médecins ne font pas défaut à cette « règle ». Mais big-pharma a même réussi à ce que les agences nationales, et plus particulièrement en France, choisissent leurs médecins pour donner leurs avis sur les médicaments. Exemple : lors de l’enquête sur le médiator, 1 300 « experts » furent choisis par ces agences du médicament, les 2/3 d’entre eux étaient liés à l’industrie. Et 39 présidents de séances, sur 40, avaient des contrats avec cette industrie.

Le Prof Even fut radié de l’ordre des médecins. Il fit appel, ce qui annula la radiation.

 

La loi du fric

 

En conclusion, constatons que le médiator a tué des milliers de patients il y a 10 ans ; le procès en correctionnel de Jacques Servier (des labos du même nom) commence à peine, « logique », l’Etat est largement co-responsable. Pareil avec le glyphosate, il fait vivre quelques centaines d’exploitants agricoles de la FNSEA, mais on continue d’empoisonner la biodiversité et les gens. Par contre, même si quelques nourrissons risquent de mourir, on vaccine, obligatoirement, des millions d’enfants ; la ministre Buzyn prétend que l’objectif de rendre obligatoires 11 vaccins permettra de redonner confiance aux Français : pure novlangue.

Et pour prouver que big-pharma fait la loi, La strasbourgeoise - manifestation sportive contre le cancer – inscrit dès le mois de mai les participants. Les labos lilly versaient à la Ligue contre le cancer, 4€ par dossard, soit 67 000 € l’an dernier. Pour l’édition 2017, c’est niet ! En cause, la campagne nationale de la ligue contre le prix exorbitant des nouveaux médicaments anti-cancéreux.

Il faut savoir que les 3/4 des médocs, dont les plus importants, ont été créés entre 1950 & 1980. Depuis, ce ne sont que des copies, seul le nom ou quelques excipients changent. Mais, on n’arrête pas le « progrès » : 475 nouveaux médicaments sont en développement dans les labos français selon LEEM (association regroupant les labos de l’Hexagone). La recherche & le développement de la pharma française a investi 4,586 Mds en 2014. Ce qui fait 9,8 % du chiffre d’affaires. 3,4 %, c’est le taux français dans le marché mondial du médicament en 2016, contre 5,6 % en 2006. Les médocs sont 17 fois plus cher aujourd’hui qu’en 1980 ; la consommation moyenne de médoc par personne était de 512 € en 2015.

 

Sans vouloir chercher à condamner l’allopathie, il serait heureux que les populations s’intéressent un peu plus à ce qu’on nomme les médecines alternatives, assez nombreuses d’ailleurs, réputées en contradiction avec l’allopathie. Homéopathie, acupuncture, phytothérapie… ont leur savoir-faire, elles sont malheureusement non couvertes par la CPAM. Là encore, l’hérésie est complète : face au « trou de la sécu », il serait judicieux que les politiques changent de traitement et viennent se faire soigner sous des auspices plus clairvoyants ! En ce sens, c’est ce que L. Schwatrz souhaite, que se constituent des ponts entre les différentes écoles de pensée. Ce qui n’est pas négligeable, aucune médecine ne détient la vérité suprême. Les charlatans, comme les bons praticiens exercent ici et là.

 

(1) Assistance Publique des Hôpitaux de Paris.

(2) Schwartz, dans son second livre  Cancer, un traitement simple et non toxique (édition Thierry Souccar), 132 pages – 10 €, précise : « Le cancer est juste une maladie. Une sale maladie, mais plus simple qu’on ne croit. Il sera bientôt un fléau du passé ».

(3) Centre international de la recherche sur le cancer, dont le siège est à Lyon.

(4) Hexavalent : 6 vaccins. Sont ajoutés : coqueluche, hépatite B et haemophilus influenzae B (Bacille de Pfeiffer).

(5) Polio, tétanos, diphtérie, coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bacille de Pfeffeir, pneumocoque et méningocoque C.

(6) http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/sante-publique-revoir-politique-vaccination-20140916.html

(7) Institut national de la santé et de la recherche.

(8) http://www.cancer-et-metabolisme.fr/big-pharma-cest-quoi-le-constat-sans-appel-du-professeur-even/

 

Jano Celle, le 24 octobre 2017.

 

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avec le Dr SCHWARTZ

Au CAP de Saint Amarin

 

La vidéo de la conférence est disponible sous l'adresse :

 

https://viméo.com/206601189

 

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Un article du Site REPORTERRE:

En Alsace, la plus grande nappe phréatique d’Europe est menacée par les « déchets ultimes » de Stocamine

 

Dans le Haut-Rhin, 500 mètres sous terre, les galeries s’effondrent lentement sur les 44.000 tonnes de déchets hautement toxiques du centre de stockage Stocamine. Les habitants se mobilisent pour que ces rebuts soient extraits avant qu’ils ne contaminent la plus grande nappe phréatique d’Europe. Mais la préfecture pourrait prochainement autoriser leur ensevelissement définitif.

 

A LIRE SUR REPORTERRE du 13 mars 2017.

 

En Marque-page :   En Alsace, la plus grande nappe phréatique d’Europe est menacée par les « déchets ultimes » de Stocamine

 

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Voir aussi en rubrique "Ecologie et Santé", l'article suivant:

 

> STOCAMINE: La déclaration de l'association aux commissaires enquêteurs contre l'enfouissement des déchets et les effets prévisibles sur la nappe phréatique

 

> dans la même logique pour la protection de l'eau: la décision du comité de Bassin Rhin-Meuse: anticiper pour ne pas subir l'influence climatique (DNA du 7/12/2016)