UN FILM TOTALEMENT INEDIT
Ils sont appelés : Big Data, Google, Apple, Facebook ou Amazon.
A travers Internet, Smarphones, Portables et autres objets connectés,
ces géants du numérique s'approprient chaque jour
des milliards de données qui nous sont personnelles,
sans jamais nous expliquer l'usage qu'ils en font.
Pour la première fois,
" Les Nouveaux Loups du Web "
développe les dessous de cet espionnage de nos vies privées.
 
THUR ECOLOGIE & TRANSPORTS
vous invite à la projection de ce film, suivie d'un débat
le VENDREDI 23 SEPTEMBRE 2016
à 19 h 30 - Salle du CAP à Saint-Amarin

 

Entrée libre - Plateau à la sortie

DNA du 23 septembre 2015

Saint-Amarin - Le climat sur le devant de la scène Le changement, c’est maintenant 

L’association Thur Écologie et Transports a invité Valérie Masson-Delmotte, coordinatrice au niveau mondial du 5e rapport du GIEC sur les climats passés, à parler du réchauffement. Dédé Barouin, dessinateur mulhousien, a émaillé la conférence de ses dessins en croquant très à propos les dires de la scientifique.

C’est une invitée de marque qu’a accueillie TET. Ingénieure, auteure d’une centaine d’ouvrages scientifiques et responsable d’un groupe au sein du Laboratoire des Sciences du climat et de l’environnement à Saclay, Valérie Masson-Delmotte est une paléoclimatologue de renommée internationale.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), créé en 1988, dont elle a coordonné le rapport, permet de fournir des évaluations détaillées de l’état des connaissances scientifiques, techniques et socio-économiques sur les changements climatiques, leurs causes, leurs répercussions potentielles et les stratégies de parade.

Coûteuses conséquences

La conférence-débat de Valérie Masson-Delmotte, très instructive, a été malheureusement trop peu suivie, au goût des organisateurs, notamment par les élus de nos vallées, pourtant invités. Elle était organisée dans la perspective de la COP 21, prévue début décembre à Paris, celle-ci devant aboutir à un accord international sur le climat permettant de contenir le réchauffement global en deçà de 2 °C. À condition que les États en décident ainsi…

Pour Valérie Masson-Delmotte, « le climat est un enjeu politique majeur. 1 000 chercheurs en France et 20 000 dans le monde s’appliquent à l’étudier avec transparence, rigueur et exhaustivité. L’accumulation d’énergie dans le système climatique est sans équivoque : beaucoup de changements observés sont sans précédents à l’échelle des dernières décennies à millénaires et ne sont pas dus à des phénomènes naturels ».

Avec simplicité, la scientifique explique que l’influence humaine sur les échanges de rayonnement entre la Terre et l’espace conduit à une accumulation d’énergie dans le système climatique.

« L’amplitude du réchauffement dépendra des rejets de gaz à effet de serre (gaz carbonique -CO²-, méthane --CH4- et protoxyde d’azote – N2O) dans l’atmosphère. Ces événements entraînent et entraîneront des effets en cascade catastrophiques (rendement agricole en baisse, fonte de la banquise arctique avant 2050, niveau des océans en augmentation, vagues de chaleur plus fréquentes et plus longues, réfugiés climatiques, etc..).

« Être acteur du changement est une chance, pas un fardeau »

Si le tableau dressé très succinctement ci-dessus est pour le moins alarmant, Valérie Masson-Delmotte, pour répondre aux nombreuses questions d’un public attentif, a confié qu’elle « revendique d’être sceptique en remettant en cause, avec ses collègues chercheurs, toutes les données analysées ».

« Personnellement, je pense que c’est à chacun d’être acteur du changement, et que ceci est une chance et non un fardeau. La mobilisation doit devenir un plaisir d’être ensemble dans l’action. Nous nous devons d’accompagner les jeunes générations. L’innovation peut être un facteur de compétitivité sur lequel il faut jouer. Même si les États s’engagent modestement, je crois que la société civile peut montrer son engagement positif en innovant et en pesant sur le pouvoir politique ».

Si la COP21 aboutit à l’engagement des États en faveur de la limitation du réchauffement climatique, les problèmes de réchauffement ne disparaîtront pas pour autant : les rejets de gaz à effet de serre forment une courbe dangereusement ascendante qui mettra des décennies à se stabiliser.

TET : 19 rue du Puits 68550 Saint-Amarin 03 89 82 14 75 ; contact@thur-ecologie-transports.fr

Dimanche 11 octobre à 17 h au CAP de Saint-Amarin, projection du film « Le Tafta, libre-échange ou libres citoyens » suivie d’un débat animé par Richard Elsner coordinateur d’un réseau européen de PME

 

Tram-Train à rebondissement

Agir vite et fort, sans quoi le changement climatique produira de plus en plus d'« effets pervasifs, sévères et irréversibles » sur les sociétés humaines et les écosystèmes. C'est avec des mots inhabituellement forts que le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a rendu public, dimanche 2 novembre à Copenhague (Danemark), la synthèse de son cinquième rapport.

Voici, pour l’occasion, ce que disait Dominique Bourg — que nous avions invité à St Amarin il y a quelques mois — dans une interview au journal « La Décroissance » :

Ex « pape » du Développement Durable, Dominique Bourg ne cesse de dénoncer ce qu’il nomme désormais une « farce ». « C’est la décroissance ou le clash », avertit-il. Un repositionnement qui nous intéresse d’autant plus que ce professeur de l’université de Lausanne, philosophe, auteur de nombreux ouvrages sur l’écologie est très présent dans les institutions gouvernementales et économiques et… vice-président du CA de la Fondation de Nicolas Hulot.

La décroissance : Plutôt que d’utiliser le terme omniprésent de « crise », vous insistez sur le fait que nous vivons une période d’effondrement. Pourriez-vous nous précisez ce que vous entendez par ce mot ?

D

ominique Bourg : Employer le terme de « crise », c’est supposer que l’on sorte d’une normalité pendant une période transitoire, ce qui peut durer quelques années ; puis que l’on retrouve un état de normalité, même si celle-ci peut prendre une forme différente de la situation antérieure. Aujourd’hui la période que l’on vit n’a rien à voir avec cela. Nous faisons face à une dégradation continue de la biosphère, un appauvrissement continu des ressources. L’ensemble des écosystèmes s’affaiblit. Nous entrons dans un goulot d’étranglement, sans aucune sortie à la normale possible. La crise est un concept qui est parfaitement inadéquat pour définir ce que l’on vit. Nous n’avons jamais connu une période aussi difficile dans l’histoire.

Pour apporter des réponses appropriées aux difficultés que nous traversons, il faut d’abord employer les bons mots pour les qualifier. Pour moi, il est clair que nous sommes dans une situation de pré-effondrement, comme l’a définie Jared Diamond dans son livre Collapse 1: car si la base matérielle se dérobe sous nos pied, c’est toute l’organisation sociale qui s’effondre. Tous nos modes de vie, toute la société repose sur des flux de matières et d’énergie sans cesse croissants. Or ces ressources sont envoie d‘épuisement et notre consommation d’énergie perturbe le système biosphère. Sans décroissance de ces flux de matières et d’énergie, on ne s’en sortira pas.

Quels sont les indicateurs de cet effondrement ?

Je vais d’abord parler des indicateurs matériels et de la relation énergie-climat. C’est une nasse à plusieurs niveaux. Aujourd’hui, il y a à la fois trop d’énergie fossile dans le sous-sol, et pas assez. Pas assez pour répondre à nos besoins croissants, mais trop au point de dérégler le climat. Avec l’exploitation des énergies fossiles non conventionnelles, comme le gaz de schiste, nous rejetons encore bien plus de CO2 qu’avec les conventionnelles, ce qui accélère les problèmes climatiques que nous connaissons. Quant aux sources d’énergie renouvelables, elles sont très gourmandes en matériaux : on construit des éoliennes ou, dans une moindre mesure, des panneaux solaires avec d’énormes quantités de minéraux, or tous les gisements sont en voie d’épuisement. Nous exploitons des filons de plus en plus profonds, avec une teneur moindre en minéraux, ce qui nécessite de plus en plus d’énergie pour les extraire. Ajoutez à cela le problème de la raréfaction de l’eau douce, l’effondrement des ressources biotiques, notamment des ressources de la mer, l’érosion des sols, l’acidification des océans… L’un des dangers majeurs qu’engendre ce basculement des écosystèmes, c’est la chute des capacités de production alimentaire. On l’a bien vu durant les dix dernières années : les sécheresses ont provoqué une diminution des récoltes dans des régions agricoles importantes, comme la Russie ou les Etats-Unis. La possibilité d’un effondrement devient à terme très claire.

Quels sont les autres révélateurs du chaos actuel, sur les plans sociaux et moraux ?

Nous atteignons des niveaux d’inégalité jamais vu dans l’histoire. Jusqu’à la révolution industrielle, aucune région du monde n’était deux fois plus riche qu’une autre. Car les sources énergétiques étaient limitées : les muscles des hommes, des animaux, le bois, le vent, les cours d’eau… Il ne pouvait donc pas y avoir d’énormes différences entre les sociétés. Mais aujourd’hui, pour donner un exemple, le Qatar est 428 fois plus riche que le Zimbabwe. C’est une situation inédite : jamais les richesses n’ont été aussi mal réparties, concentrées entre les mains d’une minorité. Jamais les écarts n’ont été aussi importants.

On arrive à l'extrême de ce à quoi peut aboutir l'individualisme forcené. L'insensibilité à la souffrance d'autrui est maximale. Et le pire c'est qu'elle est justifiée, légitimée une minorité peut tout à fait accaparer les ressources de la planète et nuire aux autres. On a fini par perdre complètement de vue que le sujet dépend de la relation avec autrui. Le moi repose sur des liens, ce n'est pas une entité séparée, distincte. Le déni de nos liens aux autres devient faramineux, et c'est une des raisons de notre décrépitude morale.

D’après vous comment le clash pourrait-il se manifester dans les années à venir ?

J’ai étudié la question de la démocratie écologique : comment faire en sorte de revivifier les institutions pour faire face aux enjeux actuels. Je n’ai pas de modèle tout fait, je ne sais pas quelle forme définitive elle pourrait prendre. Les institutions dépendent de nos manières d’être et inversement : elles s’influencent mutuellement. La pénurie matérielle va nous contraindre à revoir notre organisation, nos valeurs, nos modes de vie en profondeur. Pour amorcer la pompe, je propose dans mes livres d’impulser des modifications institutionnelles. Plus on attend, plus il sera difficile de faire face. Si le sommet de Copenhague avait abouti, il était prévu de diminuer de 3% les émissions mondiales de CO2, chaque année, même si cela aurait été très difficile à atteindre. Imaginons que la conférence de Paris réussisse en 2015 : la mise en œuvre de cet accord à partir de 2021 exigerait pour le même objectif de contenir la hausse de la température moyenne du globe en deçà de 2°C à la fin du siècle, une réduction moyenne de 6 à 9%.

Je réfléchis à trois scénarios dans mes recherches : la démocratie écologique par le changement institutionnel ; une démocratie écologique qui reconnait la vulnérabilité de la société globale et qui encourage des expériences originales, des modes de vie alternatifs, des initiatives locales marginales qui pourraient être des laboratoires intéressants pour la société de demain ; et le troisième scénario c’est de penser la société de l’après effondrement, car il est probable qu’on se casse la gueule. Même si le pire n’est jamais certain. Je ne m’appelle pas Madame Soleil, mais si je voulais m’amuser à faire des prévisions, je pourrais dire qu’on risque de vivre un mélange entre le délitement de Rome, qui a pris des décennies, et le XIVème siècle, quand se sont déroulés à la fois la guerre de Cents Ans, le petit âge glaciaire et la peste noire qui a fait des ravages et a occis un tiers de la population affamée… Un mélange de ce type nous pend au nez. Avec les données dont nous disposons, cela fait partie des scénarios possibles.

Vous parlez de refonder la société autour d’initiatives locales. Mais cela parait difficile aujourd’hui, avec un système technicien qui nécessite des institutions centralisées.

Les monastères étaient méprisés par les élites de Rome. Mais ces expériences ont permis de poser des jalons nouveaux. La société qui s’est reconstruite autour des monastères, ce n’est pas une société qui est devenue un grand monastère : elle aurait disparu et nous ne serions pas là pour en parler ! Même si ces initiatives restent minoritaires et ne se généralisent pas forcément, ce sont des lieux d’expérimentation importants : on met en place de nouvelles manières de vivre, de s’organiser, de produire, d’échanger. Aujourd’hui avec notre niveau de technicité, l’organisation est décentralisée, complexe. C’est l’un des points noirs possibles : si l’effondrement est général il sera difficile de faire de la permaculture à coté des réacteurs nucléaires… William Ophuls2 évoque la possibili­té de refonder de petits États, sur une base rousseauiste : ses positions sont intéressantes. Il faut réorganiser la société, en redéfinissant nos valeurs communes, tout en sachant qu'on part toujours d'un héritage. L'histoire montre que des peuples ont su se ressaisir et prendre à bras-le-corps des situations d'effondre­ment. Mais dans ces périodes, on en passe souvent par des débuts qui ne sont pas toujours désirables...

En présentant la décroissance comme notre destin inéluctable face au déclin des ressources matérielles, comment parvenir à fédérer, à convaincre d'op­ter pour cette voie ?

Il ne peut pas y avoir de société éco­logique s'il n'y a pas une population qui l'accepte, la comprenne et la désire. Les gens doivent désirer leur mode de vie : c'est fondamen­tal, sinon c'est un dictateur qui impose des choix. C'est là que rési­de tout l'enjeu. Et on en est loin. Il est probable que nous ferons tout pour maintenir le système actuel le plus loin possible, « jusqu'à la der­nière goutte de pétrole », comme l'annonçait déjà Max Weber en 19173. Notre société actuelle ne peut pas fonctionner sans flux de matières et d'énergie abondants et bon marché, elle s'écroulerait sans cet apport continu. Mais nous n'avons pas conscience de la néces­sité de la décroissance. Si un réfé­rendum était organisé sur la ques­tion, la population n'opterait pas pour la décroissance. Il y a un déca­lage total entre ce que les personnes pensent et le monde dans lequel on se trouve. L'actuel gouvernement en est la parfaite illustration : croire que les taux de croissance des Trente Glorieuses peuvent réappa­raître en Europe, c'est pathétique.

Je sais que vous, dans votre journal, vous faites de la décroissance un idéal social, un but à atteindre pour vivre beaucoup mieux. Je n'ai aucun doute que nous pouvons fonction­ner mieux avec des flux matériels moindres, en mutualisant, en parta­geant. Je partage ce projet poli­tique : comment créer une société plus solidaire, plus juste, sur cette base. Mais il faut le reconnaître, cette position de la décroissance n'a pas d'impact, elle est très minoritai­re. La société n'en veut pas, elle trouve le terme négatif et n'entrevoit pas la possibilité d'un bien-être accru et matériellement plus light. Je n'ai pas la même posture que vous, nous avons une stratégie de discours différente même si les deux approches se complètent. Je suis plus académique dans mes travaux, plus observateur, je réfléchis aux différents scénarios susceptibles d'advenir, j'imagine des change­ments institutionnels pour mettre en  place une démocratie écologique en essayant de la rendre désirable et positive. Mais je reconnais que c'est tout aussi modeste et que mon suc­cès est tout autant limité. Je ne sais pas comment les gens vont adhérer à un tel projet politique et trouver un sens à l'écologie, un mieux en rédui­sant les flux de matière et d'énergie. Depuis trois siècles, on est formaté - pour accumuler toujours plus; pro­duire plus et consommer plus, vous et moi y compris. Entre le temps nécessaire pour nous dé-formater et la rapidité des événements, un clash est tout sauf impossible. Des scéna­rios de guerre sociale sont envisa­geables, avec un minimum de gens qui s'approprient la majorité des richesses.

Pouvez-vous rappeler pourquoi vous considérez désormais le développe­ment durable comme une farce ?

 

Le développement durable a complè­tement échoué. Le rapport Brundtland avait donné pour but de réduire les inégalités de richesses et les problèmes environnementaux ; or les unes comme les autres se sont démultipliés. Dès le départ, c'était voué à l'échec : croire qu'on peut continuer indéfiniment comme avant, comme si on pouvait rendre compatible la raison économique, qui est le règne de l'égoïsme de cha­cun, avec la préservation de l'envi­ronnement et le partage des biens communs, c'était totalement illusoire. Le développement durable a accompagné la vague néolibérale. Certains y ont cru, moi y compris. Je me suis trompé, je suis le premier à le reconnaître.

Il faut au contraire cantonner l'éco­nomie, la contrôler, nous avons besoin de régulation étatique forte. Face à l'urgence de la situation, il y a notamment un verrou institution­nel à supprimer, c'est la création monétaire : les États empruntent au secteur privé et ne créent plus 'direc­tement la monnaie. L'endettement est la conséquence directe de l'affai­blissement du rôle de l'État. Cette dette colossale empêche les investis­sements nécessaires pour une transi­tion énergétique, comme la réhabili­tation du bâti ou l'agro-écologie. Or ce sont là des mesures urgentes, indispensables pour faire bouger les consciences et les choses.

Propos recueillis par Pierre Thiesset

 

1 - Jared Diamond, Effondrement, Gallimard, 2006.

2 - Auteur américain, il étudie les transforma­tions sociales et politiques nécessaires à une prise en compte de l'écologie. Ses ouvrages, notamment La Revanche de Platon, n'ont pas été traduits en français.

3 -L'Ethique protestante et l'esprit du capitalisme, Non, 1964.

 

 

 

 

 

 

 

Article paru dans la revue « LA DECROISSANCE » n°96 février 2013

 

 

TER et TRAM-TRAIN:

Compte rendu du comité d’animation de la ligne Mulhouse Kruth du 12 juin 2014.

Evolution du trafic : 2010/2013 : + 28,6% pour la partie C,  + 48,7% pour la partie B et - 3,1% pour la partie D, la nôtre !

Des efforts ont été fait  pour parvenir à offrir aux habitants de la vallée de nouvelles possibilités de desserte et de tenter d’inverser la tendance à la baisse de la fréquentation sur cette portion de la ligne.

Inamovible Tram-train

Cependant, nous voyons bien, en examinant en détail les modifications formulées,  qu’il nous apparait encore plus clairement maintenant que rien ne bougera  vraiment, ou seulement à la marge, tant que la circulation du tram-train restera sanctuarisée, donc intouchable. Ce qui peut expliquer, pour l’anecdote,  que dans les propositions formulées nous comptons  261 km fer de suppression pour une mise en service de 234 km fer. La route pour sa part passant à 106km.

Ce qui explique également que la période de pointe du matin ne comporte pas de modification significative et satisfaisante, hormis le fait que le premier TER direct  — celui de 4h57 au départ de Wesserling — circulera dorénavant toute l’année. On est bon le soir, mais pas le matin ; et cela dans les deux sens. Le TER de 7:00 au départ de Kruth et donnant la correspondance à Thann St Jacques au tram-train devrait être direct jusqu’à Mulhouse, mais alors, un tram-train devrait évidemment, et fort logiquement,  sauter — ce qui ne pénaliserait nullement les usagers de ce dernier puisqu’ils auraient tout loisir, si cela est pour eux nécessaire, de descendre à Mulhouse-Dornach afin de reprendre un tram pour se rendre plus rapidement au centre de la ville ou à ses différents quartiers.

Principales modifications :      

  • 2 Nouveaux TER direct :10h49 au départ de Wesserling et 16h24 au départ de  Mulhouse.
  • 2 TER direct ont leur origine de départ reportée :
    • de Willer (9h01) à Kruth 8h35 ;
    • de Wesserling (9h58) à Kruth 9h40.
  • Cinq trains navettes donnant la correspondance au tram-train sont supprimés.
  • Un autocar est mis en circulation à 20h25 au départ de Mulhouse pour Kruth — rappelons, que jusqu’à maintenant, la dernière circulation pour la vallée était un tram-train au départ de Mulhouse à 19h19 ! 
  • Des AGC ( Autorails à Grande capacité ) d’une capacité de 175 places :
    •  au départ de Kruth à 6h37, 7h00 et
    • au départ de Mulhouse  à 7h54, 17h24 et 17h54
    • au départ de Thann à 16h02

Il a été demandé aux organisations représentants les usagers  de trancher entre, le maintien du TER au départ de Kruth de 8h02 donnant correspondance à Thann à 8h33 pour le tram-train, et le TER direct jusqu’à Mulhouse de 8:35. Nous sommes sur ce point dans l’expectative car,  nous pensons que de toute façon nous sommes, avec le train de 8 :02 en période de pointe. Mais surtout, nous ne savons pas si, concernant le TER de 8h35,  l’enjeu est : confirmation du 8h02 conséquence, maintien à Willer de son origine de départ ou suppression totale de la circulation du train. Nous avons demandé des précisions au président du CLAL. A suivre donc….   

Nous avons réitérés notre demande pour que les TER desservent les arrêts de Graffenwald et de Lutterbach, mais, là encore, nous sommes loin d’espérer satisfaction puisque c’est plutôt au phénomène inverse auquel nous assistons : le TER qui partait de Wesserling à 9h58 desservait les gares de Graffenwald et de Lutterbach, le train qui s’y substitut  dont le départ est reporté à Kruth à 9h40 ne marque pas ces deux arrêts, de même que le suivant (10h49 Wesserling) nouvellement créé. Là encore nous sommes convaincus que le souffle du tram-train est pour beaucoup dans cette décision de ne pas desservir ces deux gare par le TER.

Pas de modification les samedi et dimanches : tous en tram-train !

Bien ,évidemment nous avons eu droit à la petite musique habituelle quant au satisfecit donné au tram-train pour sa super fréquentation. Pourtant, nous restons convaincus que si les recommandations du SDAU de 1995 avaient été retenues — vielle antienne, nous en convenons : modernisation de la ligne et électrification intégrale, accélération de la vitesse moyenne pour atteindre un temps de parcours de 50 minutes entre Kruth et Mulhouse, nous aurions très certainement obtenus les mêmes résultats. D’autant  que ces derniers (voir plus haut) sont à  juger à l’aune des 60% de l’augmentation de l’offre.

Du positif donc, une fois n’est pas coutume, mais il reste encore beaucoup à faire pour parvenir  une desserte ferroviaire satisfaisante de la haute vallée de la Thur.

 

Document de présentation du CLAL du 12 juin 2014 disponible sur le site de la Région : http://www.region-alsace.eu/clal/clal-mulhouse-thann-kruth

 

Communiqué de presse 19 décembre 2013

Thur Ecologie et transports (TET) a pris acte de la rencontre entre la Communauté de Communes de Saint-Amarin et Le Conseil Régional d’Alsace au sujet de la desserte ferroviaire de la vallée de la Thur. Le compte rendu de cette réunion fait par M. Tacquard laisse penser que nos responsables régionaux semblent avoir pris la mesure du problème et pourraient être amenés à opérer quelques aménagements sur la ligne.

 

Depuis la mise en service du tram-train en décembre 2010, TET n’a eu de cesse de dénoncer avec vigueur l’incohérence et l’inutilité de ce projet voulu essentiellement par M. Bockel pour permettre à Mulhouse de financer son tramway. L’allongement des temps de parcours, y compris par les TER directs, ajouté à la rupture de charge à Thann pour les voyageurs en provenance de la vallée ont, malgré le doublement des circulations, fait baisser significativement la fréquentation voyageurs.

 

Et si le tram-train paraît avoir rencontré un quelconque succès sur la partie de la ligne comprise entre Mulhouse et Thann, c’est que le nombre de voyageurs pris en compte pour ce résultat n’est pas mis en rapport avec l’offre pléthorique de circulation développée sur ce tronçon, et qu’il n’est pas tenu compte de l’abandon des dessertes par le TER des arrêts de Lutterbach et Graffenwald.

 

Le rapport du cabinet TTK, commandé conjointement par la Com-Com de St-Amarin et TET, malgré le mauvais procès qui lui est fait, particulièrement par tous ceux qui ne veulent pas reconnaître leur responsabilité dans cette gabegie, montre que des aménagements significatifs sont possibles pour sauver cette ligne ferroviaire, élément absolument indispensable à la survie de notre vallée.

 

En conséquence, il nous paraît donc déterminant de prendre les dispositions suivantes pour pouvoir espérer parvenir à un renversement de tendance significatif de la fréquentation voyageurs sur la ligne :

 

  • Le remplacement d’au moins 4 Tram-Trains aux heures de pointes par des TER avec un maximum de relations directes en TER et également les samedi et dimanche.
  • Le rétablissement sur toutes les dessertes TER des arrêts de Graffenwald et de Lutterbach.
  • Un dernier départ de Mulhouse plus tardif par TER en soirée pour la vallée.
  • Une accélération des temps de parcours – moins de 50 minutes comme promis en 1998  en agissant, entre autre auprès du ministère des transports pour que le système de contrôle par balise (KVB) soit modifié et adapté à la configuration de la ligne et que la priorité ne soit plus donnée au tram-train mais aux TER.
  • La mise en place de matériel de plus grande capacité aux heures de pointe (de nouvelles rames REGIOLIS ont été acquises par la Région ; ce serait un signal fort envoyé aux usagers si ces derniers pouvaient en bénéficier).
  • La mise en place de la gratuité pour les trajets entre KRUTH et THANN. Nul doute que cette mesure apparaîtra comme la manifestation convaincante de la part de nos élus régionaux de leur volonté d’accompagner fortement le renouveau de la desserte TER de la vallée de la Thur.
  • L’abandon des modalités d’application, iniques et uniques, de la tarification voyageur sur cette ligne qui fait de l’usager, non plus un simple client, mais un fraudeur potentiel systématique.

Ces mesures, qui peuvent être mises en place rapidement, ne sont, pour certaines, que la juste application de ce qui avait été prévu dans le projet de phasage de 2006 et qui n’a pas été réalisé.

 

Réponse de Thur Ecologie et transports à M. Omeyer, président du Comité Local d’Animation de la Ligne Mulhouse-Kruth, suite aux articles parus dans L’Alsace du 06.11 et des DNA du 08.11.

JP Omeyer et le rapport de TTK. L'Alsace
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M. Omeyer prend les raccourcis qui l’arrangent dans l’objectif de décrédibiliser cette étude, non pas sur ce qu’elle donne à voir et démontre, mais sur le fait que ce serait à partir des travaux de ce cabinet donnant des temps de parcours optimum en référence à ce qui se fait en Allemagne, que le tram-train aurait été encouragé à se réaliser. Nous ne voulons pas nous substituer à TTK qui répondra très certainement à ces reproches quelque peu faciles, mais il est tout de même de notre responsabilité, planchant depuis plusieurs années sur ce dossier, de lui préciser quelques évidences, qu’il n’est pas sans savoir, mais que seul, nous voulons bien le croire, son emportement lui aura fait oublier.

 

Oui, M. Omeyer sait très bien que la volonté de faire le tram train a germé dans la tête de M. Bockel dès 1995 puisqu’il avait besoin de cette « chose » pour avoir le financement de son tramway à Mulhouse.

 

Une pré-étude a été confiée en 1997 à un groupement de 2 bureaux TTK et SYSTRA. TTK n’était donc pas seul, et bien accompagné, puisque SYSTRA est un bureau d’études international ayant pour actionnaire la RATP et la SNCF. Ces 2 cabinets ont cautionné, selon les règles de l’art du possible en France les résultats potentiels concernant les temps de trajet entre la vallée de la Thur et Mulhouse. Et on a pu lire à l’époque dans la presse par la voix du secrétaire Général du SITRAM, M. Thomann, que la durée du trajet Kruth-Mulhouse serait inférieure à 50 minutes. « L’association du meilleur du train et du tramway » avait été mise en avant.

 

M. Bockel a ensuite mobilisé toute son énergie à convaincre M. Zeller, alors président de la région, de le suivre dans cette aventure, ainsi que les élus de l’agglomération mulhousienne puisque le 29 mai 1998, le SITRAM, autorité organisatrice des transports mulhousiens, votaient unanimement en faveur du « premier projet français de tram-train ».

 

Ce sont alors les bureaux d’études de RFF et de la SNCF, chargés de la réalisation du projet et de l’achat du matériel roulant, qui n’ont pas été en capacité de réaliser les objectifs des 2 cabinets Franco-Allemand. En effet, dès l’enquête publique de 2003-2004, et surtout après la commande du matériel roulant en 2002, ces bureaux d’études ont indiqué des temps de parcours de 65 minutes, soit 15 minutes de plus et surtout 20 minutes de plus que l’objectif du Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme (SDAU) et du projet de modernisation et d’électrification de la ligne conçu en 1993 et adopté en 1995.

 

La suite est bien connue. Dans ce qui commençait à devenir un embrouillamini, il fallait faire accepter par tous, y compris, et surtout, par ceux qui n’avaient rien demandé, cette « merveille ». Les « joueurs de pipeau » sont entrés en action et c’est alors que ce tram-train est devenu l’objet d’une attention particulière quant au discours développé pour sa promotion et où l’on a usé à qui mieux mieux de superlatifs ronflants : « …innovation technique, innovation dans le mode de gestion, équipement exceptionnel encore plus attractif que le TER… », afin de mieux cacher ses nombreuses faiblesses ; et qu’il ne fallait en aucun cas, « désespérer » tous ceux qui avaient mis beaucoup trop de passion et sans doute pas assez de réflexion dans cette entreprise.

 

Mais il a eu plus grave : le refus bien orchestré d’écouter durant tout le processus de phasage ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sur un point ou sur un autre, refusaient de gober bouche bée toute la linguistique lénifiante déversée ces années-là. Et Raymond Woessner, géographe à l'Université de Strasbourg, expert du transport et de l'aménagement du territoire, membre de Prospective rhénane pouvait avec raison, dans une interview aux DNA du 3 décembre 2010 dire que : « Sur le fond, la décision d'avoir fait le tram-train est le reflet de la gouvernance à la française, il y a un déficit démocratique. Les décisions sont prises verticalement et les oppositions réalistes et de bon sens n'arrivent pas à percer ». C’est ainsi par exemple, -on pourrait en citer bien d’autres-, que l’on se rend compte aujourd’hui de l’absurdité d’avoir créé la gare de Thann centre, ce qui a eu pour conséquence de mobiliser une voie sur la RN 66 dans la traversée de Thann et donc de ralentir la circulation routière (feux rouges), mais aussi ferroviaire (durée de fermeture des barrières) avec cet arrêt supplémentaire. Pourtant en décembre 2009, TET « tirait la sonnette d’alarme » (titre de l’article paru dans les DNA du 18.12), ou « Tram-train, arrêt de Thann-centre : les interrogations de TET » (L’Alsace du 19.12) et nous faisions cette annonce prémonitoire : « …que cet arrêt supplémentaire de Thann-centre, outre son inutilité démontrée, va grignoter sur la Nationale et créer davantage de bouchons. Et pourtant, -ajoutions nous-, il n’y aura pas de concertation et rien ne sera débattu. Les plans seront mis à disposition début 2010 et seront, comme d’habitude intouchables ».

 

Nous pourrions dérouler à l’infini le film de cette histoire rocambolesque mais nous voulons aussi envisager l’avenir de façon constructive. Nous y avons tous intérêt et pensons, malgré les réserves entendues de M. Omeyer sur le rapport de TTK, que ce dernier est un document à partir duquel nous devons pouvoir travailler à la recherche de solutions satisfaisantes pour tous et qui puissent répondre pleinement aux besoins des déplacements de tous les habitants concernés par la ligne Mulhouse-Kruth.

 

 

 

 

Conf de presse DNA du 24 octobre2013.pd
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Conf de presse L'Alsace du 24 octobre20
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Barcelone, convention Trans-Cité (DNA du 16.10). Intervention de Jean-Marie Bockel à la table ronde : « Quelles stratégies d’offre pour les meilleurs modèles économiques ? » Et JMB d’embrayer sur les chapeaux de roue, illuminé d’une clairvoyance aussi inattendu que subite, qu’" il convient de développer les transports collectifs en améliorant la productivité d’un réseau par un gain en vitesse et en régularité" » puis d’affirmer, toujours aussi à son aise dans l’absolu de ses certitudes : "Mulhouse et son agglomération en ont fait une expérience plutôt réussie avec le Tram train Thann Mulhouse" . Le président de la M2A restera donc le dernier encore à croire à cette fable du tram-train qui roule plus vite que son ombre et qui fait des habitants de la vallée de Thann les heureux usagers d’un engin unique, rapide confortable et silencieux, que le monde entier risque de nous envier.

 

Londres, Europen Rail Congress 12 et 13 novembre (www. European rail congress.com) La SNCF se voit décerner avec le tram-train de Mulhouse le prix du meilleur opérateur ferroviaire régional de l’année pour : « son interconnexion avec le réseau urbain, son offre tarifaire et sa fréquentation bien supérieure à celle escomptée ». On croit rêver ! Une interconnexion qui a couté, avec la voie spécialement construite à cet effet, 50 millions d’euros, et une fréquentation, malgré le doublement des circulations entre Mulhouse et Thann, bien en deçà de ce qui était escompté et enfin une tarification illisible accompagnée de modalités d’application uniques et iniques.

 

Conclusion : … et comme le disait un homme politique resté tristement célèbre : "Plus le mensonge est gros, plus il passe. Plus souvent il est répété, plus le peuple le croit ..."